Once upon a time… White Iceland

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Aaaaaahhhhh… L’islande! Comment aurais-pu mieux commencer l’année qu’avec mes copines, emmitouflée sous trois couches de vêtements, les moon boots dans la neige et la tête sous les feux d’artifice, sur cette « terre de glace » perdue entre deux plaques tectoniques? Et bien, je n’aurais pas pu. Ces quatre jours furent encore une fois merveilleux.

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Il fut donc une fois le 31 décembre le plus long de mon existence. C’est à dire que celui-ci a commencé par un départ avant même l’aurore, histoire de se mettre dans le bain de l’obscurité Islandaise, les valises pleines de victuailles grasses et festives. Et que la journée a en plus reculé d’une petite heure dans le passé en arrivant à Reykjavik.

En sortant de l’aéroport en pleine nuit au milieu de l’après-midi, on entendait déjà les premiers pétards qui coloriaient le ciel noir. On a alors tenté tant bien que mal de rejoindre notre auberge grâce à un système de navettes qui paraissait très performant, mais en fait pas du tout. Les Islandais sont un peu la tendance Esquimau du dynamisme antillais. Après avoir fait poussé des cris de panique à un chinois auquel je dérobais son sac (très lourd soit dit en passant. Je suis sûre que j’aurais gagné au change.), on est finalement arrivées dans notre petite chambre cosy de douze lits. En tant qu’ambassadrices de la France en terre étrangère, on a très vite colonisé la cuisine partagée avec notre apéro saucisson/foie gras et on a remué placards et réception pour avoir des verres à bière à pied pour notre champagne. C’était le réveillon tout de même. On est ensuite sorties dans les rues toutes blanches pour assister au feu d’artifice le plus long et le plus fou du monde entier. Ca pétaradait en couleurs partout dans la ville pendant près de deux heures. C’était un peu féérique, on avait un sourire jusqu’aux oreilles et les oreilles congelées, mais on était bien et on se disait que 2016 allait forcément être chouette.

Et on avait raison. On a commencé la première journée de cette incroyable année en buvant des bières et du whisky au miel, et en dansant jusqu’au bout de la nuit. Enfin, jusqu’à une certaine heure de la nuit, puisqu’il n’y a pas vraiment de bout. Et on a aussi marché sur un lac gelé, avec nos petits pieds, vraiment, sur un lac. Et on a aussi nagé dans un lagon bleu pendant que les flocons nous chatouillaient le nez. Pas mal pour un premier jour de janvier.

Sous nos pieds, l'eau.

Sous nos pieds, l’eau.

Les deux jours suivants furent tout aussi incroyables. C’était mon cadeau d’anniversaire, une excursion dans l’Est du pays. Dans le mini-bus qui ressemblait un peu au bus magique de 7h11, mais en mini, et pas pour aller au travail, il y avait les six Hong-Kongais qui ont pris des milliers de photos avec leurs appareils ultra-perfectionnés, le couple qui voyageait en autarcie que je sais d’ailleurs même pas d’où ils venaient, la blonde américaine à l’aise dans ses baskets, le jeune américain au visage de bébé et la chinoise qui parlait quatre langues, mais jamais avec les Hong-Kongais. Puis moi, pour la petite touche d’élégance à la française, évidemment. Trêve de plaisanterie, il y avait surtout Siggy, notre guide à tout faire, qui a conduit dix heures sur les routes glissantes sans ciller, en commentant en continu de sa douce voix berçante chaque parcelle de paysage traversée, même dans le noir total (Oh! la belle cascade qu’on ne peut pas voir.). On a quand même vu aussi de magnifiques cascades dans les quatre heures de jour, et une plage de sable noir au milieu des falaises enneigées absolument incroyable. Puis ce qui est bien quand il n’y a que quatre heures de jour, c’est qu’il y a des levers de soleil en permanence, un peu comme le petit prince qui n’a qu’à déplacer sa chaise. Nous, on n’avait qu’à prendre le bus, et hop, un nouveau lever de soleil. Ou coucher. J’étais de toute façon chronobiologiquement perdue.

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La nuit à l’hôtel fut elle aussi incroyable. J’ai mangé la meilleure soupe au homard de toute ma vie (quoi qu’en y réfléchissant c’était peut être bien la première.). Ensuite, le guide à tout faire, qui est forcément aussi spécialiste ès aurores boréales, nous a dit que pour les aurores, ce serait vers minuit, mais que les aurores c’est capricieux et imprévisible. Alors on est sortis et on a levé la tête très longtemps, et c’était incroyable toutes ces étoiles et ce ciel noir. Mais les aurores ont boudé ce soir là. Quand je me suis couchée, j’ai laissé les rideaux de l’immense baie vitrée ouverts, et c’était un peu comme dormir à la belle étoile mais au chaud. De temps en temps, j’ai soulevé mes paupières lourdes au milieu d’un rêve, espérant voir les vagues vertes dans la nuit, mais rien. Et mes yeux se refermaient aussi vite…

Le lendemain, on sentait toute la déception de la nuit dans le mini-bus. Mais qu’à cela ne tienne, Siggy nous a raconté deux trois anecdotes (Saviez-vous qu’il n’y a aucune bête terrestre sauvage en Islande? Pas d’araignées, pas de serpents… Ce pays est incroyablement merveilleux, vraiment.) et nous a conduit au but de notre voyage: Jokulsarlon ou le lagon aux Icebergs bleus. Là, on a retrouvé notre moral. C’était absolument magnifique, ces nuances de bleus et blancs et le soleil qui se lève lentement. Et on entendait la glace craquait doucement.

Puis ensuite, on a rejoint un autre mini-bus pour une marche sur un glacier. Nos guides à tout faire étaient aussi accompagnateurs en montagne évidemment. On s’est équipés comme des pro avec nos harnais, nos pioches et nos crampons, et on a marché sur les Icebergs. Et ça c’était vraiment incroyable. Complètement fou. On a même pu entrer dans une mini-grotte, et c’était comme entrer dans un glaçon turquoise, c’était tout lisse et on voyait loin à travers, avec des petites bulles.

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Après toutes ces émotions, on est repartis pour les six heures de chemin retour, entrecoupées de micro-pause. Et c’est là que la magie a opéré, à quinze minutes de Reykjavik, et en tout début de soirée. DES AURORES BOREALES! D’abord des toutes petites, un léger voile vert ondulant, juste histoire de pouvoir dire « J’en ai vues! ». Et cinq minutes plus tard, ce fut un festival. D’immenses rayons verts partant d’une grande vague, qui sont apparus en fondu délicat, et qui ont coloré le ciel pendant quelques minutes. On était comme des enfants, on criait tous de joie devant le spectacle et on sautait sur place. Puis après, on s’est juste tus et on a chacun pensé à plein de choses dans nos petites têtes étoilés. Et l’aurore s’est doucement effacée. Et on est rentrés. Et on était simplement heureux.

Une réflexion sur “Once upon a time… White Iceland

  1. Décidemment, j’aime de plus en plus votre blog. L’Islande est LE pays que je me suis jurée de visiter au moins une fois dans ma vie, pour voir une aurore boréale justement. Merci pour ce bel article.

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