Once upon a time… Retour dans mon week-end.

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Bon, me voilà devant un dilemme spatio-temporel. Je dois vous raconter mon week-end prolongé. Sauf que j’ai vécu ces trois journées comme dix années. Que mon lundi était férié et que mon samedi n’a pas existé. Que mon vendredi était infini. Que dimanche à 14 heures, il était comme 22 heures. Qu’à 22 heures, j’avais justement vingt-deux ans. Que la veille, j’en avais 200. Que vendredi, j’étais punk. Que lundi, j’étais adolescente. Que dimanche, j’étais bourgeoise. Bref, ce week-end, je savais plus trop qui j’étais, mais je savais que j’aimais être là, perdue dans cette spirale spatio-temporelle, perdue quelque part par là.

Je peux quand même vous dire qu’en vrai, j’ai trente-deux ans. Je le sais, parce que j’étais invitée au restaurant pour mon anniversaire. Enfin, pas n’importe quel restaurant. Un ex-cel-lent restaurant. Ça c’était lundi soir, pour clôturer en beauté. Quoique l’avant avait été très beau aussi, alors on peut plutôt dire pour continuer en beauté. Puis j’étais pas invitée par n’importe qui. Non. Un ex-cel-lent copain. J’ai beaucoup de chance de l’avoir, mais c’est pas réciproque, parce que je suis un peu un boulet en vrai. Mais bon, comme c’est moi qui ai beaucoup de chance, il continue à me surveiller, à me promener, à me consoler, à m’accompagner, à me raccompagner, à me dépanner et à me réparer. Puis accessoirement, il me raconte aussi les soirées et les week-ends que je viens de passer. Il remet un peu d’ordre dans tout ce bordel spatio-temporel. Du coup, maintenant, je suis plus au point pour vous raconter, comme si c’était très clair dans ma tête de trentenaire qui sait toujours pas se gérer.

Mort aux cons.

Bouh.

Reprenons donc au début. Au début, il y a eu le bal des Stompers, le fameux bal déguisé qui ouvre la saison de Carnaval dans les immenses hangars du Mardi Gras World (comme l’année d’avant, qui était en fait y a un autre siècle). On est évidemment arrivés trop tard pour l’open food, et certainement trop tôt pour l’open bar. On a dansé, on a pris des photos, on a regardé des chorégraphies génialement ridicules, on a fait pipi à l’extérieur dans le froid, on a vu des étoiles à l’intérieur dans le chaud, on a monté des escaliers avec des verres vides, on a descendu des escaliers avec des verres pleins, puis il était minuit, et il a fallu changer d’espace. Le reste n’a été qu’un enchaînement improbables de situations, et on se retrouve le lendemain matin, à 13 heures, à évaluer l’anarchie de son (ses) intérieur(s) et à checker l’état de sa carte bancaire/sa messagerie téléphonique/ses photos…

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Ensuite, il y a eu le lendemain du lendemain qui n’a pas existé. Un lendemain à robe à pois, à chapeau cloche, à brunch dominical. Un lendemain à Mimosas. Un lendemain plein de soleil et d’air frais de janvier. Un lendemain à Mimosas. Un lendemain chantant, pimpant, sautillant. Une lendemain à Mimosas. Un lendemain offrant à nos cerveaux frais la promesse d’un après-midi au parc. Un lendemain à Mimosas. Un lendemain à balade en vélo. Un lendemain à Mimosas. Soit un refill continu de champagne à l’orange pour accompagner nos oeufs Apolline et l’accent cajun de la  mamie à côté. Un lendemain à Mimosas imprévisible, qui met de nouveaux le bazar dans nos cerveaux, jouant de notre équilibre et brouillant nos perceptions. Un lendemain où il faut finalement encore appeler son excellent copain, pour charger dans la voiture le vélo qui n’aura pas servi au parc et qui est maintenant trop lourd avec cette satanée gravité inversée. Un lendemain à Mimosas qui perturbe les sens et le temps. Un lendemain à Mimosas qui ne laissera aucun regret sur la façon de faire pétiller la vie.

Enfin, il y a eu le dernier jour, qui a plus qu’exister, puisqu’il a duré à lui seul trois journées. La première était obscure, y avait du sang et y avait de la neige, y avait des peaux de bêtes et des méchants qui s’explosent la cervelle. La deuxième était beaucoup plus douce, elle avait le goût du café et du Nutella, et puis une jolie teinte bleutée. A la troisième journée, la boucle était bouclée et les petites cases realignées. Pour ce qui s’y trouvait vraiment, il faut bien garder un peu de secrets (ou avoir un excellent copain pour vous raconter)…

Une réflexion sur “Once upon a time… Retour dans mon week-end.

  1. Je viens de tomber sur votre blog, c’est tout ce que j’espérais ! Je suis certes un peu plus âgé, mais j’ai le projet de venir vivre à Nola, donc Merci, Merci, Merci !
    Au plaisir de vous lire !
    Julien

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