Il était une fois… L’été en calendrier

Pendant des années, vingt-quatre jours avant Noël, je me levais et ouvrais la petite fenêtre du calendrier pour découvrir ce petit chocolat que me ferait patienter jusqu’au Grand Jour en rouge et blanc.

Cet été est mon été en calendrier, un long et doux été de 40 fenêtres ouvertes sur de jolis moments, jusqu’au Grand Jour du 16 juillet que j’attends avec impatience, et un léger pincement, comme quand j’étais enfant. Et aujourd’hui, derrière la fenêtre du 6 juillet, y avait l’odeur du sel et le bruit du vent, puis des souvenirs de y a pas si longtemps et cet article qui attendait patiemment. En quelque sorte, un symbole. J’aime bien les symboles, parce que ce sont des détails de la vie, des petits secrets qu’on s’est créés, des morceaux d’existence qu’on a partagés.
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Mon été en calendrier est sucré et s’étire comme une guimauve. Le temps est élastique. Je croque dedans, et les journées parfument le palais longtemps, doucement. Une fenêtre ouverte ne se referme jamais vraiment. Elle s’ouvre juste sur la suivante, sur un autre instant, sur un autre moment, dans un autre temps et pour longtemps.

Parmi les trente fenêtres déjà découvertes,  y a eu celles ouvertes sur l’enfance avec les visites des grands-parents et celles ouvertes sur l’adolescence avec les copains d’avant vingt ans. Y a eu les histoires gravées dans la pierre fatiguée. Y a eu les longues soirées autour des barbecues, pour se raconter les mois passés et profiter du présent maintenant. Y a eu le goût du magret, l’odeur de l’océan, les crissements du sable sous les pieds, de la dune du Pilat à la mer du Nord. Y a eu les balades en famille et les bébés qui savent pas marcher. Y a eu les paysages des Pyrénées, du Lot et des Pays Bas et toutes les nouvelles maisons, un peu partout en France, et même là-bas. Y a eu le chant des cigales et celui des Irlandais. Y a eu les siestes dans l’herbe, les livres dévorés et les pieds dans l’eau. A chaque jour y a eu son petit bonheur, pour ralentir les battements du coeur, ou les accélérer, et patienter tout en douceur.

Parce qu’après tout, c’est dans la poésie de l’attente qui naît l’effervescence du Grand Jour, toute la joie qui picote et le trac qui chatouille. Et quand chaque nouvelle journée s’ouvre sur un moment chocolat, l’été en calendrier se savoure jour après jour…

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