Once upon a time… C’est comme ma préférée rencontre.

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Ce qui est bien avec les rencontres, c’est que c’est souvent inattendu. Même complètement inattendu. On va boire une bière comme d’habitude chez les copains, et on bouleverse à jamais (mais il faut jamais dire jamais) dix jours de notre vie. Comme ça. Sans prévenir. On n’écrit même plus d’article. Pendant dix jours. Mais bon, celui là, il en vaut bien comme dix. Ou mille. Ou des millions.

Comme les araignées du Bayou. Parce que c’est un peu comme ça que tout a commencé. Avec les millions d’araignées jaunes du Bayou. Et les sauterelles Dark Vador. Et les serpents qui tombent du ciel. C’était pas comme mon monde imaginaire idéal, mais je n’aurais utilisé ma machine à voyager dans l’espace et dans le temps pour rien au monde. Dehors, y avait plein de libellules, mais dedans y avait plein de papillons. Et les papillons, ça vaut bien comme tous les ballons du monde.

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J’suis hypocondriaque.

Du coup, pour palier à cet environnement hostile, on s’est construit notre propre univers. Sans araignée. Sans sauterelle. Et sans serpent. Mais avec de l’encre, des montgolfières, des pirates et des palaces au bord de l’eau. Des verres de lait et des burgers à la guimauve. Des dîners sans nappe et des nuits sans couette. Des alligators, des robes de grand-mère, des jeux à points et des porte-bagages. Des rêves d’enfant et des vies à ne pas rater. Et comme des millions de papillons.

Maintenant, les papillons tournent en rond. Ils me chatouillent le coeur, ils font la valse dans mon estomac, ils s’ébattent dans mon cerveau. Ils se rappellent. De chaque moment improbable. De chaque moment qui n’aurait jamais dû exister parce que lui n’aurait jamais dû être là. De chaque moment gagné. Comme la promenade en barque, la pluie, la voiture, la balancelle, la sieste, le vin et les glaces. Il me dit que les papillons sont éphémères mais je pense que les guilis sont éternels.

Alors, moi je suis bien embêtée avec tous ces papillons maintenant. Ils sont beaucoup trop nombreux. Puis  comme beaucoup trop envahissants. Je ne veux pas les mettre en cage, je ne veux pas leur couper les ailes et je ne veux pas les laisser s’envoler sans personne pour les attraper. Alors je les garde en moi, encore un peu, même si c’est un cadeau qui prend comme beaucoup de place. Je ne sais pas bien combien de temps dure l’éphémérité, mais ça doit pas être bien loin de l’éternité, moins dix jours.

Alors voilà, c’est un peu ma déclaration que je te fais. Je voulais juste que tu te rappelles notre amourette éternelle, pas artificielle. J’ai cru lire dans le creux de ta main que nous partagerions nos chagrins et nos sourires coquins. Le reste on en reparlera. Et si ta langue fourche…

3 réflexions sur “Once upon a time… C’est comme ma préférée rencontre.

  1. Pingback: Once upon a time… Cent vies sur la toile. | Once upon a time... In New Orleans

  2. C’est d’une histoire le commencement
    Le plus joli, le plus émouvant
    Quand on voudrait abolir le temps
    Juste un moment
    Enjoy.
    L’amour n’est pas éternel,
    mais le chagrin non plus finalement

    Aimé par 1 personne

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