Je ne vis pas dans le vrai monde… Carnival Marathon

2011 Rock n Roll Mardi Gras Marathon

Mon état d’esprit Mardi soir, la fraîcheur en moins.

Les marathons, en règle générale, c’est pas trop mon truc, rapport à un effort physique trop intense pour mon faible corps. Mais le marathon de Mardi Gras, malgré sa difficulté, je ne le raterais pour rien au monde, et encore moins après cette année exceptionnelle. J’ai tout donné pour lui, je suis allée au bout de mes forces, quitte à m’écrouler au sol (ou sur un canapé), ivre de fatigue. Ce ne fut pas chose aisée de passer la ligne d’arrivée, mais quelle joie de pouvoir dire « Je l’ai fait! ». Oui, j’ai réussi le marathon du déguisement, des parades et de la picole.

Non, on n'abandonne pas. On reprend des forces.

Non, on n’abandonne pas. On reprend des forces.

Le top départ a été donné le 31 janvier avec Krewe du vieux, pour une course d’endurance sur 3 semaines. On était dans les starting blocks, et on est partis comme des flèches, dans un début de course fracassant.

C'est parti.

Un départ prometteur.

Une semaine plus tard, avait lieu le combo déjanté Tit-Rex et Chewbacchus, et il fallait bien garder le rythme pour rester dans la course. On a donc commencé la soirée à 4 heures de l’après-midi, autour de cookies et de bières, pour ensuite rejoindre le peloton, formé autour de chars miniatures de la taille de boîtes à chaussures, puis de créatures de l’espace. Afin de ne pas risquer la déshydratation, on a bien sûr fait plusieurs pauses boissons, et on a fini la soirée légèrement positifs, à l’insu de notre plein gré évidemment.

On avait alors notre rythme de croisière, mais la course allait accélérer. Fini les parades une fois dans le week-end. Maintenant, ça allait être le sprint final. Des parades tous les soirs, toute la journée, partout dans la ville, du jeudi au mardi, sans fin. On a recruté dans l’équipe et les copains et les familles sont arrivés de France de toute part, pour nous aider à retrouver quelques forces. Les maisons étaient pleines à craquer, les rues étaient pleines à craquer, notre foie était plein à craquer… Mais on pensait plus que jamais à remporter cette bataille sur nous-mêmes.

L’expérience de l’année dernière nous a servi de leçon, et cette fois on a ménagé nos efforts. On s’est réservé des jours de repos sans parades, le mot repos étant tout de même de trop dans l’effervescence de la ville, des concerts et des restaurants… On a sélectionné comment dépenser notre précieux reste d’énergie, pour des intérêts de la plus haute importance tels qu’une chaussure, les Stompers ou Britney Spears…

Et comme on est devenu un peu des experts de Mardi Gras, on s’est même ajouté une petite soirée anniversaire prohibé au milieu. Une petite étape bonus qui valait le détour, mais qui a failli me faire déclarer forfait. Mais c’était sans compter sur mon âme de sportive bien connue, qui n’abandonne pas si facilement la compétition. Mardi Gras, je t’aurai.

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Est arrivée alors la dernière ligne droite, le 17 février, soit 17 jours après le premier pas sur la piste. Une dernière ligne droite tellement parfaite que j’en ai oublié la fatigue, le froid et les excès des dernières semaines. J’ai parcouru cette ultime journée  avec une petite foulée légère, joyeuse et emprunte de folie. Déjà, j’avais le costume parfait. Sortir en pantoufles et en pyjama intégral (Euh… Oui, je suis célibataire.), c’était un peu l’idée lumineuse de Carnaval. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi on ne le fait pas tout le temps, c’est tellement confortable (et tellement ridicule, oui d’accord…). Et en plus, j’ai même pas eu besoin de me coiffer et de me maquiller (Et oui, je suis aussi rentrée célibataire étonnamment…)

J'ai quand même trouver un copain de costume.

J’ai quand même trouvé un copain de costume.

Mardi Gras oblige, on a commencé la parfaite journée très tôt. On a collectionné les parfaits colliers de la parade Rex avec les copains qui avaient froid, eux, puisqu’ils n’étaient pas en parfait pyjama. Puis on a traversé le French Quarter en vélo, et on a vu des costumes parfaitement réussis. C’était beau et fou.

On est ensuite allés manger au Buffa’s en parfaite compagnie. Les hamburgers étaient parfaits, les cocktails étaient parfaits et l’ambiance était parfaite. C’était festif et fou.

On a repris nos vélos-bateaux, et on est allés danser dans la rue parfaite, avec dans notre panier les produits parfaits. C’était extravagant et fou.

Puis, on est allés voir le parfait coucher de soleil, qui avait même changé de position pour ce jour parfaitement spécial. C’était merveilleux et fou.

Mardi Gras touche à sa fin... Ah non.

Mardi Gras touche à sa fin… Ah non.

Ensuite, on est allés sur Frenchmen pour écouter un parfait concert de Treme Brass Band. Comme il fallait attendre deux heures, on a parfaitement bien mimé des instruments de musique, des pays et des célébrités. Le temps a défilé parfaitement vite, et le loup a été un vrai caméléon à ce jeu là. C’était drôle et fou.

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On a aussi mangé des hots dogs parfaits, dans un parfait bazar. On a bien sûr fini en duo parfait, dans le bar le plus imparfait de Nola. On a même couché Saint Claude. C’était glauque et fou.

Voilà. J’ai triomphé. Un effort sur la durée pour avoir la joie de réussir un extraordinaire exploit physique. Et maintenant, j’ai le blues jaune, violet et vert…

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Happy Mardi Gras.

6 réflexions sur “Je ne vis pas dans le vrai monde… Carnival Marathon

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