Je ne travaille pas dans le vrai monde… le musée.

L’année dernière, j’ai fait classe dans un zoo, avec un éléphant qui traversait la cour tous les matins. Cette année, je la fais moins scientifique et plus artistique, je fais classe dans un musée.

Bienvenue à l'école.

Bienvenue à l’école.

Nous voilà donc, moi et mes vingt-trois petits artistes en herbe extravertis, enfermés pour cinq jours dans un environnement qui demande calme, prudence et attention… Le lieu idéal pour une classe de jeunes américains nourris au sucre.

Un lieu lumineux ouvert sur l'extérieur.

Un lieu naturellement lumineux ouvert sur l’extérieur.

Pour commencer la journée bien sereinement, nous avons tous la chance, et l’obligation, de la débuter avec un voyage en bus jaune. Le bus, c’est un peu le produit 3 en 1 de l’éducation à l’américaine: ça sert de moyen de transport, de terrain de récréation et de temps d’instruction. Pendant les 20 minutes du trajet, on doit donc s’exercer au calcul mental, en étant assis (sans ceinture) sur des banquettes n’ayant rien à envier aux planches à savon, dans un véhicule ayant moins de suspensions que mon vélo. Faire des maths, c’est alors vraiment rigolo.

Attention bosse. Tenez bien votre feutre.

Attention bosse. Tenez bien votre feutre.

On retrouve ensuite au musée, notre artiste attitrée, celle qui fait que ma semaine se transforme un peu en vacances pédagogiques. Deux petites heures d’observation et de création qui me déchargent de dix longues heures de préparation et de correction… Et en plus, j’ai des séances d’art pour les deux prochaines années.

Ma meilleure amie.

Ma meilleure amie.

Le reste de la journée est une adaptation continuelle à un environnement hostile à un groupe scolaire. Tout devient une aventure, même les toilettes accessibles seulement par ascenseur. Je me crois en maternelle avec une mission pipi toutes les deux heures. Idem pour la récréation. Quand il fait beau, on va au parc et c’est l’angoisse. Quand il fait mauvais, on reste dans une salle où il ne faut rien faire, et c’est l’enfer.

Tant de possibles.

Tant de possibles.

Après avoir quand même un peu fait du vrai travail en français, je laisse ma place à la collègue d’anglais, et je rentre dans les coulisses du musée en poussant la fameuse porte STAFF ONLY. Mais ce qui se passe au musée reste au musée.

Ce qui se passe après le musée par contre n’est pas secret, et d’après certaines sources, ma classe se transformerait en bar à la nuit tombée… Hum, hum.

La classe de la prohibition.

La classe de la prohibition.

Le muséum c’était bien, mais l’année prochaine, je fais classe dans un aquarium. Ou un planétarium. Ou un stadium. Ou un insectarium…

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