Il était une fois… Mes parents, ces fous.

« Vas-y, on assume » qu’ils ont dit.

DSCN2169

Vous vous demandez probablement qui sont ces gens, géniteurs de tant de talents, qui possédaient une caméra il y a trente ans déjà, mais qui refusent d’utiliser un téléphone portable de nos jours? Moi aussi… Mes parents, ces fous, avec lesquels je viens de passer une semaine au milieu des montagnes pyrénéennes (Je ne suis d’ailleurs pas tout à fait certaine que ce soit mes vrais parents, mais chut…)

Mes parents, ces tueurs (Ah non!) chasseurs de mouches.

Dans un gîte de montagne, il y a des mouches. Et les mouches c’est quand même un peu pénible, on est d’accord. On peut tenter des les ignorer, de les claquer avec une tapette, de les scotcher sur un ruban dégueulasse ou de les noyer dans un piège diabolique fait à base de bouteille plastique et de liquide sucré (ça c’était mon idée.)… Mais non, ces solutions sont trop barbares. On va donc les enfermer une à une dans un bocal grâce à un geste ralenti de toute beauté, appeler un partenaire qui viendra glisser une feuille en-dessous et leur rendre la liberté par une ouverture rapide de la fenêtre. Une activité qui peut durer des jours, le ratio mouche sortant/mouche entrant n’étant pas toujours positif…

Mes parents, ces sportifs.

Oui, vous sentez l’erreur, la mutation génétique, l’anomalie chromosomique… Mes parents, ils se lèvent tôt le dimanche matin pour faire un tennis. Ils ne font pas une, ni deux, mais trois activités dans la même journée, le petit combo tennis-marche-piscine en étant un parfait exemple. Ils font la randonnée en montée mais ils ne prennent pas la navette (ou le téléphérique dans le cas présent) pour redescendre. Ils ne s’arrêtent jamais, ils enchaînent, et ne font même pas la sieste… Vivement que je retrouve mes copains, pour des vacances de vieux.

Moi, j'suis plutôt l'inverse de la sportive.

Moi, j’suis plutôt l’inverse de la sportive.

Mes parents, ces moqueurs tout terrain. (Rien à voir avec moi quoi.)

Des pros de l’ironie, des adeptes de l’humour noir (notamment du côté féminin), des champions de la répartie. Avec eux, pas le droit à l’erreur, pas de faux-pas, ou la sentence tombe. Ma tentative d’allumage de plaque électrique avec briquet relatée dans les pages de JB m’a suivie pendant trois jours. Mais ce n’est rien à côté de cette pauvre guide perdue entre trois langues dans les pseudos grottes de Lourdes… Et je ne parle même pas de mes looks improbables, ou de ma tête au réveil…

Qu’est-ce qu’elle a ma tête?

 

Mes parents, ces fous, j’étais quand même bien contente de les revoir et de devoir trancher entre le programme paternel et le programme maternel (alors, dis, hein, lequel tu préfères? Attention, à ce que tu réponds! Euh… ). J’étais bien contente de retrouver les bons petits plats de ma maman et les parties de Wii avec mon papa. J’étais bien contente aussi de retrouver mon bol de Nesquick sans Corn Syrup, la confiture maison et la brume des montagnes. Et le tocage à la porte pour me réveiller le matin plutôt que le réveil. Et, et, et… C’est quand même bon la France.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il était une fois… Mes parents, ces fous. Un jour, je vous parlerai du reste de ma famille.

Toi aussi t'es un peu folle.

Toi aussi t’es un peu folle.

 

5 réflexions sur “Il était une fois… Mes parents, ces fous.

  1. Pingback: Once upon a time… Cent vies sur la toile. | Once upon a time... In New Orleans

  2. Mais voilà, tout s’explique maintenant… Je comprends tout!
    Refus de sport, handicapée technique, gourmande invétérée…
    Cécile tu as été adoptée!!!!

    Sinon, ravie d’avoir un récit français!

    J'aime

  3. Repas copieux, repas copieux… Pas de quoi en faire tout un encart. Puis il n’y a pas de partie « gastronomie », je n’ai pu placer aucun des « desserts gourmands »… Ce n’est pas de la mauvaise volonté!

    J'aime

  4. Bon, depuis l’épisode du concert de Johnny, on savait que notre fille avait un peu pété les plombs et les multiples péripéties de son année Louisianaise en sont autant de preuves incontestables, mais nous nous devons de rétablir certaines vérités : d’abord la seule qui n’a pas réussi à sympathiser avec les mouches et nous a demandé d’intervenir, c’était elle. Le ratio mouche sortante / entrante a été tellement convaincant qu’au bout d’une journée, elle a pu laissé trainer sa tartine de confiture pendant 10 minutes sans subir d’agression. Et puis, son récit est bien incomplet car il n’est fait aucune mention de ce repas copieux au resto terminé non pas par un, mais deux desserts conséquents devant lesquels la serveuse médusée a laissé échappé un « ah ouais !! quand même !! » fort à propos. La mauvaise habitude de commander pour six quand on est deux ne doit pas se perdre si facilement.
    Allez ! sans rancune.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s