Once upon a time… Hercules

Hercules, c’est le petit nom de la tempête de neige qui touche l’Est des Etats-Unis en ce moment, et qui me touche donc par effet papillon, grandes conséquences et dégâts immenses.

Hercules a ainsi entraîné tout un tas de péripéties, dont je rirai dans une semaine, mais pas vraiment tout de suite.

A en croire ce sympathique article, encore beaucoup de rires en perspective.

A en croire ce sympathique article, encore beaucoup de rires en perspective.

Première conséquence tout à fait prévisible: avion de 6h du matin annulé. Soit. Pas de panique. J’ai un super plan B demain me permettant de découvrir pendant 8 heures l’aéroport de Denver, et bien plus encore.

Je prends donc un taxi en sens inverse, en discutant de banalités et en rêvant du lit de Seb (sans Seb). Vient le moment inévitable de payer et aussi le moment d’appendre que je suis dans un des rares taxis de Montréal qui n’accepte pas les cartes bancaires. Soit. Pas de panique. Comme à cette heure-ci je devais avoir mes fesses dans un avion en partance pour les Etats-Unis, je n’ai plus un seul dollar canadien sur moi, mais il y a, ô chance, un ATM au dépanneur du coin.

Cette histoire se serait arrêtée là si je n’avais pas été frappée d’amnésie à ce moment crucial. Et là, panique. PANIQUE. Le vide, le néant. Je dois vous dire que le moyen mnémotechnique de « c’est rigolo, ça fait penser à un prix » marche avec tous les codes à 4 chiffres et n’est donc d’aucune utilité dans cette situation mentalement éprouvante. J’en essaie donc une dizaine, avant que la machine, sans me prévenir gentiment, bloque ma carte. Et là, PANIQUE COMPLETE.

Donc pas de sous, plus de carte et un taxi qui attend. En désespoir de cause et après des explications foireuses, je lui propose des dollars américains. Bingo, il est d’accord, je fouille fébrilement mon sac. PANIQUE SANS FIN. J’ai moins de 10 dollars sur moi, soit un quart de la somme due, pour l’instant.

Je pense qu’il commence à paniquer aussi, à voir son dur labeur non récompensé. Il parle plus qu’en anglais d’ailleurs. Il décide donc de sortir la machine à carte du fond des âges. Un peu de mauvaise volonté précédemment donc, mais je me tais… Premier essai: « carte invalide ». Forcément, je viens de la bloquer. Et là, chers amis américains, c’est le drame. Il regarde la carte et … « WHAT? DISNEY? IT’S A REAL CARD? IT’S A JOKE? » Et comme en plus, je ne peux m’empêcher de laisser sortir un petit rire de désespoir, il croit que je me fous de lui, c’est sûr.

On se retrouve donc à tourner en rond autour du pâté de maison, avec lui me questionnant (T’as pas une autre carte? Non. T’as pas de téléphone? Non. T’as pas d’amis? Non.) et attendant une solution. J’essaie plusieurs techniques: la compassion. zéro. le charme. zéro. le désespoir. zéro. l’envolée lyrique digne de la tirade du café belge. zéro. Je me résigne donc à me dire que je vais finir mes jours à tourner en rond dans ce taxi avec une note de plusieurs milliers de dollars. Soit. J’accepte mon destin. De toute façon, je ne peux pas fuir, ma valise est prisonnière du coffre.

Une force bien au-dessus de nous est alors intervenue, et un petit miracle s’est produit: dans un dernier geste désespéré, le chauffeur a tenté une dernière manipulation sur ma fausse carte et celle-ci a bien voulu fonctionner. LA MAGIE DISNEY, ce monde merveilleux où tout finit toujours bien, même avec 10 codes PIN erronés.

C’était once upon a time… Hercules. Et je rentrerai chez moi un jour, j’espère.

Une réflexion sur “Once upon a time… Hercules

  1. Pingback: Once upon a time… Cent vies sur la toile. | Once upon a time... In New Orleans

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